des certitudes et des questions

 

 

[des certitudes et des questions][le mot de la fin]
Accueil 
intro 
ebook 
Conclusion 
nous contacter 

 

 

LES CERTITUDES.

      Que nous dit Monsieur ROBERT ?

      «HIRONDELLE : oiseau migrateur (passériformes), à queue fourchue, aux ailes fines et très longues. On appelle abusivement «hirondelle» le martinet. Le petit de l’hirondelle : l’hirondeau. Hirondelle de cheminée, de fenêtre, qui fait son nid sur les maisons. L’hirondelle chante, gazouille, trisse.»

      Nous avons vu que les hirondelles de cheminée sont plus colorées que celles de fenêtre, que leur dos est noir et leur queue plus longue, leur chant est aussi différent, celles dont il a été question dans ces lignes sont donc les hirondelles de cheminée.

      Le LAROUSSE, rajoute «les hirondelles se nourrissent d'insectes pris au vol par leur bec largement ouvert ; ce sont d'excellents voiliers : oiseau dont le vol est très étendu. » 

      Nous pouvons assurer que nos hirondelles passent entre cinq et six mois dans le centre de la France.   Cette période est celle de la reproduction qui donnera lieu à l’éclosion de deux couvées parfois trois, mais cela est quand même rare, de trois à cinq petits.

      L’arrivée, comme le départ, s’échelonne sur plusieurs jours voir une à deux semaines. Il semblerait que les oiseaux reconnaissent les lieux où ils ont vécu l’année précédente. Quand la première hirondelle fait son apparition, elle va directement et sans hésitation au nid construit il y a quelques mois,j’en ai pour exemple TETE BLANCHE.

     Le couple est solidaire : mâle et femelle participent aux tâches que ce soit pour la construction du nid, qui pourra éventuellement être rebâti pour la seconde couvée, ou pour s’occuper des jeunes : les nourrir, les éduquer et les protéger.

      Comme nous l’avons dit, mâles et femelles sont pratiquement identiques quant à la taille, par contre le mâle est beaucoup plus coloré que sa compagne dont la teinte du poitrail est plus proche du blanc rosé alors que celui de Monsieur est beige rosé.

      Pour ce qui est de la façon de s’exprimer, Madame est relativement discrète alors que Monsieur, lui, sait donner de la voix, c’est lui d’ailleurs, qui, en cas de danger, préviendra la communauté et cherchera à en rassembler ses membres.

       La colonie se serre les «ailes», et si une menace se présente tous les individus la composant font face et n’hésitent pas à s'attaquer à plus fort qu’eux, ne dit-on pas que «l’union fait la force». Mais on sait aussi s’entraider dans la vie courante, surtout en ce qui concerne les jeunes, rappelez-vous l’aide apporter au père Courage pour rentrer les petits qui s’étaient envolés par ma faute. Par contre, chacun doit respecter l’espace de l’autre et si ça n’est pas le cas, les ripostes risquent d’être virulentes voir violentes, surtout lorsque les nids abritent les jeunes vies. Les pères sont les gardiens de leur construction et gare à celui ou celle qui oserait franchir le périmètre entourant le refuge…

      La gestation de la future mère, apparemment, dure une vingtaine de jours.

      Les œufs posés, un à un, jour après jour au chaud, au fond du nid, la mère passe la majeure partie de la journée à couver les futures petites vies, pas question de laisser la température baisser

   Les œufs vont délivrer leur secret après une quinzaine de jours : d’affreuses petites choses toutes roses et pas plus grosses que la dernière phalange de l’auriculaire. Pères et mères n’auront alors de cesse que de trouver de la nourriture pour leur progéniture et ce seront des allées et venues incessantes pour remplir les petits becs affamés.

      Pendant environ trois semaines, nos nouveau-nés garderont le «berceau», peu à peu  les petits E.T vont se transformer en de très jolis oisillons qui vont commencer à s’éveiller à la vie et manifester leur envie de vivre. Et, un jour, enfin, ils pourront découvrir le monde extérieur non sans appréhension et quelques hésitations.

      L’éducation va commencer.

      Autant de famille, autant de façon différente d’élever les petits, mais en général, il faut reconnaître que l’apprentissage est plutôt rude pour nos jeunes oisillons : je pense surtout à ces nuits passées seuls dehors par n’importe quel temps, mais, je suppose que d’apprendre à recevoir la becquée en plein vol n’est pas non plus évident ! sans parler de ces longues journées à voler en rencontrant des dangers dont on n’avait même pas idée : éviter les obstacles telles que le faîte des toitures, les voitures et aussi les chats et surtout les éperviers…

      Et puis, la protection des parents, après les premiers vols, est de courte durée puisque d’autres bébés vont bientôt voir le jour, alors commence la grande aventure…Les petits derniers ont plus de chance puisque, la plupart du temps, ils resteront en compagnie des parents jusqu’au moment du départ.

      Les petits aptes à voler, sont reconnaissables à la longueur de leur queue, qui par rapport à celle des adultes longue et effilée, est très courte.

LES QUESTIONS

      Que deviennent les jeunes, une fois lâchés dans la nature : 

     - après quelques jours, et une certaine assurance acquise, prennent-ils la route du retour vers le sud ?

     - se regroupent-ils dans un autre lieu pour perfectionner leur apprentissage ?

     - un adulte les prend-il en charge ou les parents les rejoignent-ils au cours de la journée ?

      Et les adultes ?

      Y a-t-il parmi eux un «leader», un responsable du groupe : celui qui guette, qui alerte et veille ainsi au bien être de la communauté ?

      Les couples sont-ils fidèles et se retrouvent-ils, chaque année pour la migration et la reproduction ?   Mais la listes des questions est trop longue et  je pense préférable de m’arrêter là.

 

 


Copyright (c) 2004 Tous droits réservés.

j-le-dall@wanadoo.fr